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Anne-France,
Prefecture Apostolique Mongo,
Tchad
"Que vous en dire ? Tout y est tellement différent de chez nous et en même temps étrangement identique à ce que j’avais imaginé. Des paysages et une manière de vivre biblique avec quelques « sympathiques » touches de modernité..."
[déc.2006]
Augustin,
Centre Culturel Universitaire,
Algérie
"Donner en quelques lignes une impression de ce que je vis à Alger n'est pas chose facile tant les découvertes sont riches. J'ai été envoyé ici pour travailler dans une bibliothèque, le Centre Culturel Universitaire (CCU), auprès d'étudiants de 1ère et 2ème année. L'équipe d'animation du
CCU-ingénieurs est composée d'un jeune..."
Emilie,
Ecole des soeurs de Bitkine,
Tchad
"Tous les matins, les élèves sont tenus d'arriver à 7h30; quand j'arrive en moto, je double des groupes de filles sur la route, en uniforme jaune et marron, portant leurs cahiers sur la tête. Il y a environ un livre pour 2. Dans l'ensemble, elles sont vraiment adorables..."
Guillaume,
Collège de dalits,
Inde
"Engagé en Inde depuis 3 mois, dans un college au service des enfants et des adolescents Dalits ("intouchables"), je suis heureux... "
Pierre,
Centre culturel Loyola,
Togo
"Cela fait bientôt quatre mois que je suis arrivé à Lomé, capitale du Togo, au sein de la communauté des Jésuites. J'ai été parfaitement bien accueilli et j'ai dû passer par diverses phases d'adaptation afin de voir clair sur ce qui ...."
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[Décembre
2006] Anne-France, Mongo
Que
vous en dire ? Tout y est tellement différent de
chez
nous et en même temps étrangement identique
à ce
que j’avais imaginé. Des paysages et une
manière de
vivre biblique avec quelques
« sympathiques »
touches de modernité : Coca–Cola, avions
militaires,
portables et enfin la célèbre
« Belgique » :
une mitraillette d’une puissance redoutable !

A la maison avec Erby Suad et Alegria
Le
paysage ? Des étendues
plates parsemées
de
manguiers, de citronniers et de goyaviers encore bien verts
même
si les « oueds » de la saison des
pluies ont
déjà disparu : il n’en reste
maintenant plus que
les sillons creusés dans les routes sur lesquels chopent nos
véhicules. Par ailleurs, la poussière est
déjà
bien au rendez-vous et hommes et femmes portent chèches et
foulards pour s’en protéger. Les majestueux
cavaliers lancés
au galop dans la brousse; les camions croulant sous la marchandise,
les hommes et les bêtes ; les femmes drapant leurs
silhouettes élancées dans de grandes
étoffes
colorées ; les troupeaux de chèvres et
de moutons
qui sont aussi noirs que les gens du pays ; les ânes
portant courageusement de lourdes outres que les enfants vont remplir
au puits ; les bœufs tirant des charrettes mal
dégrossies ;
les caravanes de chameaux venant le mercredi pour le
marché ;
les gracieuses gazelles apprivoisées du Foyer Saint
Ignace ;
les grues cendrées et les genettes. Les montagnes de Mongo
sont également
extraordinaires, façonnées par le vent, elles
sont
toutes roses et nous accueillent à
l’entrée de la
ville en nous présentant leur reine : une femme
allongée,
sculptée dans la roche depuis la nuit des temps.
Je
suis logée à
« Gourouma », une maison
désormais réservée aux
coopérantes.
Située un peu à l’écart de
la ville, dans un
lieu ombragé, c’était autrefois une
maison de
retraite. Nous y avons l’eau courante et
l’électricité
(120 volts). Notre proximité avec un point d’eau y
attire
des tonnes de moustiques qui ont élu principalement domicile
dans les toilettes ! Ce lieu est également
habité
par Amati le gardien, Erbié, sa femme et leurs 9 enfants.
Suara, la petite dernière n’a qu’un an
et est plutôt
farouche.
C’est
incroyable tout ce qui s’est fait
dans cette
Préfecture
depuis son érection, il y a 5 ans !
Des centaines d’écoles
ont été construites
et leurs maîtres
formés, des dispensaires ont
été
équipés,
un réseau de bibliothèques de
brousse a
été
mis en place, des barrages ont
apporté une
réponse
sensible au problème de l’eau dans la ville, des banques
de
céréales assurent
désormais davantage
de
sécurité alimentaire, des cuisinières
solaires
ont été conçues et
commercialisées pour
stopper la désertification… Et tout cela avec
seulement une
petite dizaine de permanents ! On
voit ainsi que
l’Eglise est
vraiment un acteur de développement.
Beaucoup de travail se
fait également tant sur le plan plus spirituel :
catéchèses, célébrations,
retraites, que
sur le plan humain : formations à
« l’Amour
et à la Vie » (essentielles dans ce
contexte
hyper-machiste où la connaissance du corps humain est quasi
inexistante), formations à l’environnement,
formations à la paix sociale (primordiales dans ce pays
où
la violence se retrouve à tous les niveaux de la
société,
où la mosaïque tribale crée des guerres
intestines, où chaque gamin porte un couteau sur lui
dès
l’âge de 12 ans, où les femmes se
battent comme des
chiffonnières,…).
Foyer des filles
Et
alors, moi, dans tout cela, qu’est-ce que je fais ? En
ce qui
concerne mon premier mi-temps, outre la recherche de
fonds qui doit
être élargie et le suivi des projets,
Mgr Coudray
voudrait que je rédige une revue de contact
à
destination des autres diocèses du Tchad. Et puis, il y a le
projet de site Internet qui
devrait être un puissant outil de
communication extérieure, à condition que la
connexion
passe bien (on est train de songer à changer de serveur)
Quant
à mon second mi-temps, je l’effectue au Foyer
Saint Ignace,
l’Internat pour
garçons : j’y donne des cours
de
soutien scolaire en français pour les enfants de 4eme et de
5eme. C’est un travail intéressant
car
j’ai ainsi des
contacts avec des Tchadiens et puis, cela relève du
Français
Langue Seconde, si pas du FLE. Je vais également mettre en
place avec eux un atelier
« contes » pour
qu’ils expérimentent le plaisir de la lecture et
de
l’écriture. Je serai également
l’organisatrice
principale de la semaine culturelle qui a lieu chaque année
en
avril. J’ai oublié de vous dire, . Ces deux
tâches
devraient m’amener à avoir une vue globale sur
l’ensemble
des choses qui se font ici et à développer des
compétences techniques et journalistiques. Ce qui me
plaît
le plus dans ces projets, c’est que je vais devoir être
en
contact avec tous et toutes et aller voir beaucoup de choses sur le
terrain. Et puis le travail de conceptualisation et de
mise en texte
de tout cela est extrêmement enthousiasmant. Comme vous
voyez,
je ne vais pas chômer !
A suivre....

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