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S E R V I C E   D E S   J E S U I T E S   D E   F R A N C E





 

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       Augustin, CCU, Algérie, décembre 2007

Donner en quelques lignes une impression de ce que je vis à Alger n’est pas chose facile tant les découvertes sont riches.
J’ai été envoyé ici pour travailler dans une bibliothèque, le Centre Culturel Universitaire (CCU), auprès d’étudiants de 1ère et 2ème année. L’équipe d’animation du CCU-ingénieurs est composée d’un jeune père jésuite et d’une quinzaine d’étudiants algériens, musulmans, très disponibles et motivés par les objectifs du centre.
Mon travail se décline en deux taches principales : d’une part accueillir ces jeunes et leur distribuer les livres, bien souvent chers ou difficiles à trouver à Alger. D’autre part, organiser des groupes d’accompagnement des 1ères années par des étudiants en fin de cycle.

Je suis ainsi en contact avec plusieurs centaines de filles et de garçons qui me donnent un aperçu varié de la société algérienne. Par delà les simples gestes de l’accueil et du prêt, une relation peut se nouer, d’écoute, de conseil, ou tout simplement amicale. A long terme, le sens de cette présence me semble contenu dans cette phrase : « Discerner la ligne de l’élan créateur dans un être et la suivre »


Discret et utile, ce travail participe pleinement de la mission de l’Eglise en Algérie. J’ai ici découvert, et vis, une Eglise « de la rencontre ». Ultra-minoritaires et dispersés dans une terre musulmane, les catholiques en Algérie sont, de manière non-prosélyte, entièrement au service de la population. Ainsi, là où les dogmes et les traditions nous séparent, par la solidarité du travail accepté ensemble et des échanges s’établit une rencontre entre chrétiens et musulmans. (Madeleine Daniélou).

                                         Augustin